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Cluster Eau Milieux Sols

Cluster Eau Milieux Sols

Premier facilitateur d’économie durable du Grand Paris

La valorisation des eaux de piscine de la ville D’ORLY

 

Dans le cadre de son agenda 21 (projet territorial de développement durable), la ville d'Orly valorise  ses projets d’innovation, notamment dans la gestion des eaux urbaines, et contribue au développement  de  la  filière  régionale  Eau  Milieux Sols, portés par le Cluster Eau Milieux Sols.

 

Un projet insolite...

En 2013, la piscine municipale de la ville d'Orly devient le point de départ d'une innovation écologique et économique : recycler l'eau issue des deux vidanges annuelles des bassins et l'eau de nettoyage hebdomadaire des filtres, ainsi que les eaux de pluie collectées depuis les toits de l'infrastructure.

Stockée dans cinq cuves de récupération pouvant contenir un volume de 700 m3, l'eau se nettoie naturellement de son chlore en l'absence de lumière et au contact des composés biologiques présents dans les eaux pluviales.

 

...et innovant

Depuis la création du projet, cette eau était réutilisée par la voirie, au nettoyage des rues et dans la continuité de cette démarche, elle servira à compter de cette année à l'arrosage de 50% des jardinières de la ville.

Cette innovation environnementale permet la réduction de la consommation d'eau potable et l'amoindrissement de notre impact sur l'environnement.

Le cumul des eaux de piscine assainies et de l'eau de pluie revient à un total de 2 700 m3 d'eau à l'année, et leur consommation lors des nettoyages de  la  voirie permet l'économie de 1 000 m3 d'eau potable par an.

Dans le cadre du partenariat avec le Cluster EMS, des tests d'irrigation menés sur des jardinières témoins pendant deux  mois, démontrent  que  l'eau  de  piscine dé-chlorée n'a aucun effet négatif sur la croissance des plantes arrosées et se révèle même être source de nutriment.

« Les plantes dans les jardinières test ne présentent pas de différence visuelle avec les autres jardinières de référence » déclare Florian Boucret, chargé de mission de l'agenda 21 à la mairie d'Orly.

 

Qui a de la suite dans les idées

L'excédent, s'élevant à 1 300 m3 par an pourrait être valorisé pour un grand nombre d'usages extérieurs (hors usage sanitaire), et pourrait être proposé aux villes voisines afin   d'inscrire cette innovation dans une démarche participative et collective.

Grâce   à   cette    avancée  dans   l'économie d'eau, et en collaboration avec le Cluster EMS, plusieurs autres idées de projets innovants ont vu le jour, certains étant  déjà  au  stade  expérimental, comme par exemple l'installation  de  capteurs hydrométriques dans les jardinières évaluant les besoins réels d'une plante en eau, et éviterait le gaspillage.

Une gestion des tournées d'arrosage optimisée,  qui  permettrait  une   économie de temps et de carburant.

Et  enfin l'installation d'îlots   de   fraîcheur  à  proximité  des  bouches d'incendie,   ainsi   que   leur    télésurveillance

 

Un projet collectif

Témoignage des équipes projet ayant participé à cette initiative dans le développement durable, visant une évolution des pratiques dans la gestion de l’eau.

Alain Riva, directeur opérationnel voirie  et  assainissement  à la  mairie  d’Orly,  affirme  que  l’arrosage des jardinières de la ville à 50% est un très bon début, et ne doit pas s’arrêter là.

Dominique Raveraud, président de la société GWE,  indique que cette démarche était « en amont  de  toute  innovation éco-durable » lors de sa création. Il est aujourd’hui très  satisfait  du  résultat  et  encourage grandement le partage potentiel de l’eau en surplus avec les villes voisines.

Salomé Bailleux, étudiante en licence 3 Géosciences à l’Université Pierre et Marie Curie  et stagiaire au  cluster EMS durant la mise en place du projet, a réalisé des tests d’irrigation pendant deux mois afin de démontrer l’absence d’effet nocifs de l’eau dé-chlorée sur les végétaux.

En partenariat avec le service des espaces verts et les équipes de la piscine municipale.

 

Après que l'intérêt du sujet ait été vérifié lors d'un atelier en décembre 2018 où l'action a été évoquée, ainsi que l'envoie de fiches "bonne pratique" sur le sujet, le labo du SCoT a transmis l'information à la métropole dans le but d'une publication sur la carte du SCoT.